Assurance

Le chômage et ses critiques.

Le chômage et ses critiques.

La France est le pays des droits de l’homme, mais aussi et surtout le pays des indemnités. La CAF, l’assurance maladies, la couverture sociale, l’allocation familiale, l’assurance chômage, toutes ces aides qui ne sont pas vue d’un bon oeuil de la part de libéraux, qui veulent réformer ces aides sociales qu’ils considèrent être des inepties. Face aux critiques apportés notamment à l’assurance chômage, presque autant montrée du doigt que l’ISF, le gouvernement actuel, qui penche vers un libéralisme économique veut réformer le chômage et les allocations qui y sont attribués. Mais pourquoi est il si critiqué, et quels seront les changements ?

 

L’allocation chômage, une aide très critiquée.

L’allocation chômage ne se touche que lorsqu’un tiers se trouve en situation de précarité dans son travail, c’est à dire qu’il le perds. Afin de toucher l’allocation chômage, dont le montant est issu du précédent salaire, les personnes concernés doivent effectuer milles et unes démarches auprès de nombreuses institutions, comme pôle emploi, doit prospecter pour de nombreux emplois, et doit donc être actif, au moins dans la quête d’un emploi stable. L’allocation chômage est là pour accompagner le demandeur d’emploi dans sa recherche, afin que ce dernier puisse subsister. Selon les conditions, il peut toucher entre 28 et 240€ par jour. Le montant de l’allocation est calculé sur les 12 derniers mois de travail effectif, et le salaire brut qu’il touchait pendant ces 12 mois cumulés.

Le chômeur touche de l’argent qu’il a au préalable économisé, via les paiements d’impôts, l’épargne, et l’investissement. Le chômage paraît sur papier donc parfait, aidant les personnes dans la précarité, et ne coûtant pas trop cher à l’état car il s’autofinance.

Néanmoins, il existe de nombreux détracteurs au chômage, dont les libéraux et ultras libéraux. En effet, sur papier, le chômage est autofinancé par les bénéficiaires qui cotisent une partie de leur vie pour ensuite le toucher, un peu comme un système de retraite éphémère.

Mais en pratique, nombreux sont ceux qui trichent au chômage. Pour recevoir l’allocation, il faut prouver sa recherche active d’emploi, et beaucoup falsifient ces recherches, trafiquant des signatures et tampons, se faisant aider par d’autres etc…

De plus, le chômage peut être un frein à l’emploi. En effet, il fait tâche sur le CV. Le chômage comme simple source de revenus freine aussi le particulier dans sa recherche d’emploi. Car en plus d’essuyer le refus de patrons méprisants et d’entreprises ne voulant pas s’encombrer d’un chômeur invétéré, il pousse ce dernier à végéter en attendant sa paye.

Le chômage est un frein à l’activité, car il est aujourd’hui si conséquent que l’on peut se reposer dessus, comme un coussin qui retiendrait une chute certaine. S’il n’y a pas de coussin, on ferait tout ce qui est en notre pouvoir pour ne pas chuter.

C’est à dire qu’une recherche d’emploi se fera avec beaucoup plus de passion et d’ardeur si le chercheur n’a aucune garantie de revenus tant qu’il n’aura pas trouvé d’emploi.

De plus, passé 1 an de chômage, de non emploi, le retour à la vie active, qui demande rigueur, concentration, dépassement de soi et motivation peut être très dur. Les chômeurs sont souvent enfermés dans un cercle de dépression où ils se dénigrent et perdent confiance en leurs capacités.

S’il n’y avait pas d’allocation, peut être que nous serions obligé d’avoir confiance en nos dites capacités, car nous n’aurions pas d’autre choix. Il n’y a pas de place à la végétation et au pessimisme opportuniste dans le monde du travail, et donc pas de place à la pitié. Prendre ces gens en pitié ne leur rendrait pas service, si l’on veut que cette situation évolue.

En France, le chômage dépasse aujourd’hui les 10%. Il est grand temps de réagir, et de repenser radicalement la manière avec laquelle on traite cette allocation.

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